30 juin, depuis quelques jours l'été. Puisse-t'il être le plus long possible.

Im grauen Schleier rückt heran (Dans le voile gris approche la tendre lumière du matin) adagio en ut mineur, puis majeur.

Introduction et récitatif accompagné de Lucas, puis de Simon qui annonce l'arrivée du jour. Les traits de hautbois évoquent le chant du coq.

Der muntre Hirt versammelt nun (Le gai berger rassemble ses joyeux troupeaux) allegretto en fa majeur.

Après une sonnerie des cors,l'air de Simon intervient sous forme d'une pastorale, suivi du récitatif de Hanne.

Sie steigtherauf die Sonne (Il se lève le soleil, il approche, il vient, il rayonne, il brille) Largo e allegro, andante, allegro en ré majeur.

Pour trio et chœur. Le largo traité en montée chromatique évoque le lever du soleil avec l'entrée successive des solistes, puis du chœur.

Nun regt und bewegt sic halles umher (Maintenant tout s’anime et se meut).

Récitatif non accompagné de Simon puis accompagné de Lucas.

Dem Druck erlieget die Natur (La nature succombe sous le poids) largo en mi majeur.

Cavatine de Lucas avec accompagnement des cordes en sourdine, une flûte et un hautbois ne faisant que de brèves apparitions syncopées.

Willkomme jetzt, o dunkler Hain (Salut maintenant, sombres bosquets).

Récitatif accompagné de Hanne.

Welche Labung für die Sinne (Quel réconfort pour les sens) adagio, puis allegro en si bémol majeur.

Air de Hanne. La partie adagio n'utilise que les cordes et un hautbois solo, les autres instruments font leur entrée dans la partie allegro pour renforcer l'idée de l'éveil à force nouvelle.

O seht ! Es steiget in der Schwülen Luft (Voyez! Dans l’air alourdi s’élève un nuage).

Récitatif de Simon et Lucas sans accompagnement, suivi d’un roulement de timbales solo ad libitum, puis récitatif de Hanne accompagnée en pizzicatos.

Ach, das Ungewitter nacht ! (Ah, l’orage approche) allegro assai, puis allegro en ut mineur.

L'orage éclate sur un fortissimo de tout l'orchestre. Ce passage est d’une violence qui inaugure les grandes scènes d’orage du XIXe siècle. La deuxième partie allegro est traitée en fugue, la flûte imitant les éclairs, avant que le calme ne revienne progressivement et le morceau se conclut aux seules cordes pianissimo.

Die düstren Wolken trennen sich (Les sombres nuages se dissipent) allegretto en fa majeur, puis allegro mi bémol majeur.

Le final de la deuxième partie pour trio et chœurs fait entendre en imitation différents cris d’animaux, et notamment le coassement de grenouilles.